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Mot du président

Le mot du président de Cell Constraint & Cancer SA

Raphèle-les-Arles, le 10 juin 2016


Cell Constraint & Cancer SA développe un procédé, avec un dépôt de brevet, permettant de traiter le cancer en utilisant des moyens purement physiques – des signaux mécaniques - et non pas biochimiques : autrement dit, il ne s’agit pas d’un médicament, d’une molécule.

Cette innovation de rupture est une application d’une approche nouvelle de la cancérologie, La "Physical Oncology", ou Cancérologie Physique ou encore MécanoBiologie.
Il s’agit de l’étude du cancer avec les outils mathématiques et expérimentaux de la Physique, et non pas de la Biologie, et de l’utilisation des signaux mécaniques pour agir sur le cancer.

Notre brevet protège la possibilité d’appliquer "un champ de contrainte" (qu’on peut approximer en première intention à une force, une pression ou, en élargissant le concept, à un champ tensoriel) à un tissu in vivo.
Il s’agit de positionner des nanoparticules magnétisables autour des tumeurs puis d’appliquer un gradient de champ magnétique à l’ensemble tumeur/nanoparticules, depuis l’extérieur.
Les nanoparticules se comportent alors comme des "BioActionneurs" transformant l’énergie magnétique en énergie mécanique. Il en résulte une contrainte, une pression appliquée à la tumeur. On sait depuis 10 ans qu’une pression appliquée à une tumeur in vitro ralentit sa croissance et, si on applique un "champ de contrainte" suffisant, entraîne un retour à la normale du tissu cancéreux ou ralentit sa croissance (M Paszek 2005, F Montel 2011, M Olcum 2014, et autres). Dans l’article princeps de M Paszek et al. il est montré qu’on peut rendre cancéreux une culture de sein en 3 Dimensions (3D), et vice versa. L’innovation porte sur le passage de l’in vitro 3D à l’in vivo, c’est-à-dire du "tube à essai" à l’animal.

RESULTATS DES TRAVAUX DE RECHERCHE OBTENUS GRACE AUX FONDS LEVES DEPUIS 2009

Près de 400 000 € ont été collectés depuis 2009 auprès de particuliers permettant de poursuivre la recherche jusqu'à la Preuve de Concept in vivo obtenue en 2014. Il s’agissait de comparer un groupe traité, c'est-à-dire avec nanoparticules et gradient de champ magnétique avec trois groupes témoins. Nous avons analysé les résultats avec le Dr JM Guinebretière (Institut Curie) : le concept est validé.

Il existe une différence significative entre le groupe traité et les groupes témoins. Cette différence porte sur le volume de la tumeur mesuré in vivo qui est très significativement diminuée (p=0.015) dans le groupe traité par rapport aux 3 groupes témoins (avec particules et sans gradient, avec gradient et sans particules, sans gradient ni particules). Il existe également une différence significative en faveur du groupe traité quand on mesure la surface de la tumeur vivante, ex vivo, sur des coupes histologiques numérisées.
Un article présentant ces résultats a été publié le 21 avril 2016 par la revue PloS One par R Brossel et al.
http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0152885
Une présentation sera faite le 26 juin 2016 à Boston au congrès de l’AACR.

LA POURSUITE DE LA RECHERCHE

La Preuve d’Efficacité portera sur le traitement d’un cancer du pancréas humain greffé dans un pancréas de souris.
Pour cela il nous faut lever des fonds plus importants.

APRES LA RECHERCHE VIENDRA LE DEVELOPPEMENT qui passera par l’arrivée d’investisseurs puis de partenaires industriels.

AUJOURD’HUI IL FAUT FAIRE SAVOIR

La Cancérologie Physique attirait peu l’attention jusqu’ici et était réservée à un petit cercle académique.
Aux USA, le National Cancer Institute a richement doté, en 2009, les 12 meilleures universités américaines pour faire travailler ensemble les médecins cancérologues et les bioingénieurs dans le cadre d’un Office for Physical Sciences and Oncology.

A Singapour, un Institut de Mécanobiologie accueille 600 personnes dédiées à cette nouvelle approche de la cancérologie.

En Europe, il existe quelques laboratoires académiques dispersés (France, Allemagne, Espagne,…).

Mais l’effort de pédagogie avance :
- Conférence TED de Mina Bissell – https://www.ted.com/speakers/mina_bissell
- Article d’Erika Jonietz dans Nature – http://www.nature.com/naturejobs/science/articles/10.1038/491S56a
- Notre article dans PloS One du 21 avril 2016 – http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0152885

Et surtout, l’American Association for Cancer Research organise en juin 2016 un premier congrès sur "Engineering and Physics of Cancer". (http://www.aacr.org/Meetings/Pages/MeetingDetail.aspx?EventItemID=70#.VpT_HrbhB7o) auquel nous participons.

La cancérologie physique sort de l’ombre et s’adresse à la communauté des cancérologues. Nous nous inscrivons dans cette dynamique.

NOTRE OBJECTIF :
RENDRE DISPONIBLE UN NOUVEAU TRAITEMENT DU CANCER DU PANCREAS DANS 4 ANS
AUGMENTATION DE LA VALORISATION DE L’ENTREPRISE

UNE ETAPE DECISIVE

Nous avons besoin de 510 K€ pour construire le prototype et l’expérimenter sur du cancer du pancréas humain greffé dans le pancréas de souris : ce sera la "Preuve d’Efficacité". Nous avons également besoin de 60 K€ pour la Propriété Intellectuelle. Ensuite nous rechercherons un/des investisseur(s) puis un partenaire industriel pour passer à l’échelle du patient. Notre technologie s’appuie sur la combinaison d’un générateur de gradient de champ magnétique (un peu comme une IRM) et de nanoparticules ferriques aimantables injectables (des produits similaires ont été utilisés comme produit de contraste en IRM). Ce partenariat devrait être un co-développement.

Rappelons qu’il ne s’agit pas d’une molécule, d’un produit de type médicament mais de l’association de deux dispositifs médicaux. Il n’y a donc que 3 à 4 ans de développement avant l’arrivée au marché. Par ailleurs la toxicité (cause majeure d’arrêt de développement des molécules) est ici connue et à priori quasi nulle. En effet, les deux dispositifs médicaux associés ont déjà été utilisés chez l’homme.
De plus ce procédé s’appuie sur les lois de la physique : les résultats obtenus et futurs peuvent être modélisés et sont donc prédictifs, réduisant encore l’aléa lié à la biologie.

Nous prévoyons les premiers bénéfices dès la quatrième année après la Preuve d’Efficacité.

Le prix de souscription des actions est de 100 € pour 7 actions nouvelles. La prime d’émission vient de l’obtention de notre Preuve de Concept in vivo, qui montre que les principes de base de cette innovation fonctionnent dans le montage expérimental choisi. Il reste maintenant à obtenir la Preuve d’Efficacité, soit un résultat positif de cette méthode de traitement de tumeur cancéreuse dans un environnement proche de celui d’une maladie humaine, le cancer du Pancréas. C’est le but de cette levée de fonds. La prime d’émission devrait fortement augmenter après l’obtention de la Preuve d’Efficacité.

AU-DELA DU CANCER DU PANCREAS

Ce type de traitement pourrait s’appliquer à tous les cancers dits localement évolués (locally advanced) et sans solution thérapeutique convenable à ce jour, comme le cancer du cerveau (glioblastome) ou le cancer primitif du foie.


Consultez notre site : http://www.cellconstraintcancer.com;